Départ pour Dakar  (2012 Senegal) posté le mardi 10 janvier 2012 15:11

Blog de monica56 :Nouvelles d'Asie, Départ pour Dakar

2 janvier 2012
A 5 h 20 nous montons dans la navette qui fait le tour des hôtels puis des terminaux. Le conducteur de la navette est un imitateur de talent. Quand je lui demande si il va au terminal 3, il imite le rugissement caractéristique du varan de Komodo avant la période des amours.
N'ayant rien compris, je simplifie ma demande ainsi: terminal 3 ? en secouant la tête de bas et en haut en terminant par un regard interrogatif. L'artiste me répond en imitant le varan de Komodo qui s'adresse à un débile mental. Son grognement étant accompagné d'un hochement de tête, j'en conclu qu'il doit s'arrêter au T 3.
Un espagnol qui ne maîtrisait pas le language des varans ne sut jamais si la navette s'arrêtait au T 2. Il descendit au parking longue durée et rata certainement son avion.
Dans un éclair de professionnalisme, le conducteur grommela une onomatopée qui se terminait par un " 3 " qui nous fit descendre en catastrophe du bus.
En fait, nous étions à la gare du RER.

ll en faut toutefois beaucoup plus pour désorienter des explorateurs de notre niveau.
Nous avons en effet effectué plusieurs séjours à Roissy 1 et Roissy 2, ainsi que plusieurs raids en solo dans ces 2 terminaux.
Pour se repérer, une des techniques consiste à chercher des infos sur les panneaux indicateurs. Nous sommes à Roissy, il ne faut pas rêver.
L'autre méthode consiste à attrapper un agent du sevice information.
Il faut savoir que l'agent est un individu très discret qui préférent les zones calmes et sombres.
Souvent recruté sur le principe de la discrimination positive, il est de surcroît vétu d'un uniforme sombre ce qui dans l'ombre le rend pratiquement indécelable.
Il arbore toutefois un petit badge clair sur lequel il est écrit "Information". Cette petite plaque agit parfois à la façon d'un miroir qui renvoit la lumière, ce qui trahit sa présence.
Grâce à cette technique, nous en attrapons un. En fait, nous le réveillons.
Ce n'est pas bien de réveiller un agent. Cela nuit à la qualité de l'info qu'il délivre. Il nous indique toutefois une allée couverte balayée par la pluie et le vent en marmonnant " par là ".
Après 500 mètres de marche dans d'excellentes conditions d'humidité et de fraîcheur, nous arrivons au T 3.
Pour réaliser ce bel ensemble architectural, le concepteur de cette oeuvre s'est largement insipiré de l'entrepôt des 3 Suisses à Hénin Liétard, ainsi que des bâtiments de stockages de DHL et de Chronopost.
L'architecte a su relever le défi de la coexistence entre les matières brutes du métal et du ciment et le désarroi du voyageur qui aspire aux rêves s'un séjour 10 j 12 nuits tout compris.
C'est prodigieusement glacial, désarmant , inconfortable, et triste.
Bref, c'est une vraie réussite architecturale.
Cette oeuvre est une incitation immédiate au voyage. Une ode à l'Envie de Partir.

lien permanent

Départ pour Paris  (2012 Senegal) posté le mardi 10 janvier 2012 15:09

1 janvier 2012
Plus on s'éloigne de la Bretagne, plus il fait un " temps breton ". Quand nous arrivons à Paris, le ciel est bas et gris et il y a un bon crachin. Ayant toujours des images de notre futur séjour chez AQMI , je me console en me disant qu'il faut savoir profiter de ces bonnes averses. Quand je serais coincé entre 4 touaregs armés au milieu du Sahara, je regretterais sûrement ces bons moments arrosés au crachin.
Un petit tour dans la famille et au resto.
Notre taxi parisien nous montre qu'ici c'est du sérieux. Il nous tire 50 euros pour nous emmener des Lilas à Roissy. Y'a pas à dire, quand on traite avec un pro, on n'est toujours un peu surpris.
Chambre à l'hôtel B'B.
Hyper pro.
Nous demandons à être réveillés à 4h 30.La réception nous apprend qu'ici tout est programmé et que la sonnerie du réveil se règle par l'intermédiaire de la télé.
Nous mettons un certain temps à comprendre qu'on n'y arrivera jamais à programmer notre réveil en utilisant la télécommande du climatiseur.
Après 3 aller retour à la réception, ils finissent par comprendre que nous n'avons pas la bonne télécommande.
C'est d'autant plus crétin qu'il n'y a plus de clim dans les chambres...

 

lien permanent

Choix du voyage  (2012 Senegal) posté le mardi 10 janvier 2012 15:06

18 décembre 2011.
Une tempête d'enfer balaie la Bretagne.
Alors que j'avais le choix entre les aventures de Mimie Maty chez les méchants, Julie Lescot dans le 9.3. ou Coït à Bangkok ( un collector ) , je suis calé devant mon Mac.
Mission: trouver mieux que 10 jours 15 nuits au Banana Hotel de Puerto Margarita en République Dominicaine pour 1245 euros ttc / pers en pension complète.
Monique a trouvé cette promo et si je ne trouve pas plus attractif, je risque de commencer l'année dans ce petit paradis pour rhumatismeux chroniques nuls en anglais.
A 22h 25 alors que le désespoir me submerge et me ronge, je tombe sur cette pépite.,

PROMO.
Saly Princess. 10 jours 12 nuits ttc / pers, incroyable: 985 euros.

L'affaire est vite emballée.
Internet, un coup de Master Card magique et hop, nous avons de quoi nous occuper dès le 1er janvier.

Une fois dans le lit, je me passe le film de notre futur voyage.
Je vois mes genoux à hauteur du menton, plié en quatre sur le siège de notre charter en train de me régaler avec le morceau de pain servit avec le poulet de notre plateau repas.
Avant de trouver le sommeil, je me maudis quelques heures de ne pas être partis avec Singapore Airlines au Cambodge comme nous l'avions prévu. Avant de fermer les yeux, je vois même un petit crash chez les touaregs, avec un séjour au club AQMI.

Le 1er janvier, nous quittons la Bretagne pour Paris. Bonne idée. Nous sommes plusieurs milliers a avoir pris cette décision.

lien permanent

Singapour par Gérard  (2011 du Cambodge à Bali) posté le jeudi 05 janvier 2012 18:33

A Singapour, nous retrouvons notre quartier favori et nous partons illico pour Chinatown. Chinatown est le vieux quartier chinois. C’est aussi authentique que Montmartre. 
Il y a plus d’européens que de chinois, c’est dire que le nom du quartier n’est pas usurpé.
A l’inverse de Montmartre, ce n’est pas trop cher.
Déjeuner au Maxwell Food Center. C’est une sorte de marché dédié à la bouffe, où les stands sont côte à côte . 
Chacun à une ou dix spécialités et il n’en change jamais. Chaque stand affiche une note de propreté qui va de A 
à D ou E.
Notes délivrées par l’administration singapourienne.
Les boissons sont vendues par des stands différents. Au Maxwell, les vendeurs de boissons n’ont qu’une spécialité. Ils augmentent les prix pour les étrangers. 
Un seul ne le fait pas.
Retour en taxi. Les taxis sont bon marché et plutôt fiables.
Nous lavons 2 – 3 bricoles que nous faisons sécher à la fenêtre. Je ne vais pas donner le détail de notre lessive, 
mais c’est très classe…

Après une nuit presque fraîche, nous petit - déjeunons au pied de l’hôtel.
Chapatis et café au lait concentré. La proximité d’un vrai café au lait avec du pain et du beurre ne laisse aucune chance à ces ersatz.
Il y a toujours 3 ou 4 tables où des gars terminent leur 7 ème bouteille de Tiger de 65 cl. Ils sont bourrés comme des huîtres, mais ils ne font jamais de scandale. Sinon, c’est police tout de suite et gros problèmes les jours suivants. 
Vers 10 h, taxi pour le tout dernier casino de Singapour.
Le service d’ordre est intraitable.
Je suis en tongs, en short en T shirt et j’ai mon passeport français. J’ai tout ce qu’il faut pour entrer.
Le filtrage sert uniquement à repérer les singapouriens. Pour entrer, ceux – ci doivent payer 100 dollars singapouriens ( 65 euros ). Les chinois sont en effet des joueurs invétérés et la présence d’un casino accessible à tous avait de grande chance de foutre le bazar dans une île où tout est dédié à la production et à la consommation.
Première fois que je pénètre dans un casino. Il est 10 h 30 et sur la centaine de tables il y en a 60 qui sont déjà 
occupées. Il y a de tout autour des tables. Des chinois (ses ) nantis ( ies ) au tamoul qui va rejoindre son chantier.
Les jetons vont de 5 à 50 000 dollars singapouriens. Ce qui correspond à 3 et 22000 euros env.
Rien n’est caché, tout est visible. Des huissiers escortés amènent des jetons dans des valises transparentes et 
les déposent dans des caisses elles aussi ne cachent rien. 
Des jeunes femmes circulent en permanence avec des bouteilles d’eau, du chocolat et du café pour les proposer 
gratuitement aux joueurs. Quelques restaurants proposent des plats simples, pour que les joueurs ne restent pas trop longtemps loin des tables de jeu.
Plus loin, des centaines de machines à sous captivent presque autant de joueurs. Certains mettent leur carte bancaire dans la machine et se font plaisir jusqu’à l’interdiction bancaire.
Une Lotus ( voiture ) tourne au dessus de la tête des joueurs. Ca stimule l’envie de perdre de l’argent.
Le sous sol héberge autant de tables et de machines à sous . Les étages disposent de salons réservés à des joueurs plus dotés en capital. 

Tous ces gens s’affairent dans un silence quasi monacal, où une musique d’ascenseur ferait presque oublier que chaque seconde des milliers de dollars sont mis en jeu.

Nous arrivons a traverser la rue pour aller à Sky Park (pas sûr de l’appellation du lieu ), building d’une 
cinquantaine d’étages surmonté d’une sorte de construction qui évoque un bateau.
Singapour n’a pas énormément de choses à montrer, mais le peu qu’elle a, est bien mis en valeur.
Moi qui ai le vertige c’est bingo. Certaines parties du sol de la terrasse sont en verre. Drôle de sensations que 
de voir le sol sous ses pieds 100 mètres plus bas.
Singapour n’a pas de baie. Mais des centaines de portes containers, pétroliers, chimiquiers, vracquiers, ferrys, paquebots patientent à quelques centaines de mètres des côtes de l’île.
C’est 10 fois plus impressionnant que le débarquement de Normandie et c’est un peu plus calme.
Scotchant.
Au dernier étage, un hôtel offre à ses résidents une piscine à débordement.
La préservation de l’intimité n’est pas le point fort de l’établissement. Les centaines de visiteurs quotidiens mitraillent les clients qui se baignent. 
C’est assez bluffant.
On domine tous les grattes- ciel et on a l’impression que la piscine déborde dans le vide.
Avant de redescendre, on donne aux visiteurs une ultime occasion de dépenser de l’argent. 
Avec la photo « truquée « et grâce à Photoshop, vous pourrez épater vos amis en exhibant une photo de vous en équilibre tel un surfeur au bord du parapet du gratte ciel.
Nous arrivons au moment où une femme grassouillette et voilée de la tête aux pieds, tente de prendre la pose d’un surfeur en pliant les genoux et en tendant les bras. C’est criant de vérité.
Je n’ai jamais vu d’éléphant en équilibre sur une patte étendre ses pattes avant pour faire l’avion, mais ce que j’ai vu me donne une petite idée de ce à quoi cela peut ressembler.
Retour à Chinatown pour faire nos derniers achats et pour constater que le quartier porte plutôt mal son nom.
Il y a des européens partout.
Vers 23h50 ( heure Singapour ), nous embarquons sans problème dans l’A380.
12 ou 13 heures plus tard, nous débarquons à Roissy. Le passage de la douane s’améliore de mois en mois et la réception des bagages est sur la bonne voie. Il est 6h30, le printemps précoce nous propose un peu de verdure. 
En fin d’après- midi, nous filons vers la Bretagne. Nous débarquons à la maison.
Il fait bon ( merci la pompe à chaleur ) et nous nous glissons entre couette et futon.

lien permanent

Départ de Bali par Gérard  (2011 du Cambodge à Bali) posté le jeudi 05 janvier 2012 18:22

La veille du départ, nous essayons de résoudre le problème suivant : comment faire tenir 60 kilos de bagages dans une petite valise et trois sacs d’apparence insignifiante. 
Mon explorateuse favorite résout le problème en quelques heures.
C’est donc avec 3 faux sacs de 10 kilos et une fausse petite valise de 12 kilos que nous embarquons sur un vol AirAsia. 
Le vol est plein comme un œuf . Nous sommes placés au milieu d’un groupe d’iraniens. Les grands dorment, les petits hurlent. Nous sommes tombés sur une colonie de moutards qui ont de réelles qualités pour être muezzin. J’ai l’impression d’être assis sous un haut - parleur qui diffuse un reportage effectué dans une école de jeunes mal entendants.
Leur barbu de père dormira d’un sommeil profond pendant tout le trajet. La mère se réveillera 4 -5 fois pour les empêcher de grimper sur leur père ( ce qui aurait pu le réveiller ).
Je me serai bien laissé aller à donner 3 ou 4 claques bien senties, mais la crainte d’une détérioration notable des relations Téhéran – Paris m’y a fait renoncer. 
Je ne sais plus si je reprendrai AirAsia.


lien permanent
|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à monica56

Vous devez être connecté pour ajouter monica56 à vos amis

 
Créer un blog